ça fait bientot 2 mois que les fondateurs giffriottes ont abandonné leur fief,
et ça fait bientot 1 an qu'on a pas remis un pied en festoche...
tout ça commence à être long.
ça doit faire aussi 2 mois que j'observe ce patlin,
avec ses zouaves qui gigottent règlés comme des pendules,
passent et repassent, patibulaires,
et j'dois dire que là, l'esprit festivalier, estivalier,
a déserté ce désert... la pluie doit rien arranger...
on peut cependant noter la présence récurrente de randonneurs,
avec un parcours découverte d'on ne sait toujours pas quoi,
qui débute, comme par hazard, à la salle des fêtes,
là ou en prend l'air enfumé...
mais j'ai vite remarqué, malgrès la GrOsSe Dread que j'ai dans la main et l'gros nuage qui flotte toujours autour d'moi,
que l'espèce sauvage la plus répendue ici, c'est la biatch.
conditions d'observation :
la biatch, pas farouche,
parade aussi bien en zones résidentielles qu'en chefs lieux.
je me dois de vous prévenir quand même,
le cru de cette année est majoritairement composé de préados,
il est donc formellement interdit de les tirer, meme en période de chasse.
...question de sauvegarde de l'espèce, biensur.
dernier petit conseil perso : débutez votre recherche un jour de pluie. (vous comprendrez l'utilité de ce détail plus tard)
identification des individus :
bien qu'il ne soit pas aisé de reconnaitre la biatch en millieux urbain,
[la faute aux prostituée dont les caractéristiques physiques sont similaires]
ici en zone agricole la tache reste relativement simple.
un jour de pluie, donc :
pour reconnaitre formellement une biatch,
commencez par détailler l'animal de bas en haut.
méthodologie :
étape première
choisissez une flaque et fixez la.
lorsqu'un talon (plus ou moins haut) apparaitra dans votre champ de vision,
vous serez sur la bonne voie.
détail important : ce talon fait-il partie d'une sandale, d'un nu-pied, ou de tout ce qu'une personne normale ne chausserait pas un jour de pluie ???
j'en étais sure on progresse dans nos investigations !! :D
étape seconde
ce qu'il y a au bout de ce talon.
s'il apparait une patte dénudée de pelage,
et si de cette patte on distingue clairement le genoux,
voire la cuisse, voire le reste,
vous etes certainement en présence d'un individu commun.
étape troisième
l'écoute
les cris de la biatch sont certes variés,
mais le plus courant s'apparente au gloussement de la dinde.
vous pourrez observer ce cri lors de rassemblements du troupeau,
dès l'instant ou plus de deux individus sont attroupés.
par ailleurs, l'animal est doté d'une voix suraigüe,
et possède une facheuse tendance à crier
surtout lorsqu'il identifie un de ses semblables,
ou un individu mâle.
signes distinctifs
tout comme le cul d'un babouin en période de chaleurs,
la face de la biatch est souvent partiellement voire entièrement platrée de couleurs vives ;
de même, tout comme les pies, elle est attirée par tout ce qui brille
notamment votre éventuel pognon à vous, chasseur expérimenté.
attention tout de même :
il n'est pas agréable de subir la charge de la biatch,
notamment la réception de la pointe aiguisée de leurs talons dans votre derrière,
ou la réception d'une claque généralement de paire avec la griffure d'immenses ongles colorés (des faux majoritairement).
mais la pire des tortures reste sans doute de devoir écouter l'une de leurs conversations...
qui vous permetteront d'obtenir pour cette année
votre permis de chasse à la biatch,
toutes catégories confondues,
tous les calibres sont tolérés car l'animal est joueur.
de belles parties en perspective !!